Road to Spartan #6: Ça se rapproche

J’y suis pas encore, mais j’en suis plus proche qu’hier

Anonyme

La série Road to Spartan raconte mon parcours jusqu’à l’atteinte de mon projet sportif fixé en 2017: Un Top 20 sur l’une des distances Spartan Race ainsi que la médaille Spartan Trifecta, soit la réalisation des 3 distances Spartan (Sprint 5km, Super 12,8km et Beast 19,3km) sur une année calendaire. J’y partagerais mon plan d’action, regroupant ma préparation mentale, physique et les ressources auxquelles je ferais appel afin de garantir mes chances de succès. « Madness? THIS IS SPARTAAAA! »

62ème sur 1853 participants

    Soit 46ème Elite en 4h08 à 33 minutes du Top20. C’est ainsi que j’ai bouclé la Beast de Morzine le 1er Juillet dernier. Une course bien sympathique. Pas ce « sympathique » qu’on prononce sourire au coin de la bouche, le pouce en l’air et le teint rose. Celui qu’on prononce plutôt avec la boue des pieds à la tête, des stigmates plein le visage, grelottant encore de froid du sommet à plus de 2000m passé 1h plus tôt. Comme dans toute course il y a du bon et du moins bon. Comme dans les films de Nicolas Cage. 

Les HighLights de la course (comprenez les meilleurs moments)

  • Le démarrage: Comme je l’ai découvert à Carcassonne, les départs en Elite démarrent en trombe. Quand je dis en trombe, c’est en trombe. Comptez une vitesse moyenne de 18-20Km/h à vue de nez. M’étant préparé à cela, j’ai réussi à rester dans le game comme on dit chez les pratiquants de paroles scandées par un rythme syncopé #RapFrançais #LeRohffGameTasVu. 
  • La gestion de la course: 24Km et 1650m de dénivelé. Voilà ce que nous avons absorbé avec nos belles gambettes. Ma stratégie d’avant course était alors la suivante: Des collations régulières, un rythme normal-soutenu sur la première partie de la course, afin de lâcher les ballons vers la fin. Sachant pertinemment que lorsqu’on monte on finit forcément par redescendre, je savais que la course se finirait par un solide dénivelé négatif qu’il me faudrait descendre à balle.
  • La gestion de la descente: Vu le style peu académique de ma descente, le terme « gestion » n’est peut être pas le plus adapté. Je me suis fait penser à ces jeunes skieurs débutants qui, chaussés de patinettes, descendent une noire en schuss, tentant désespérément de ne pas s’envoler à la moindre secousse.

Mon objectif était là de grappiller un max de places. Comme je n’étais pas seul à redescendre vers la station (d’autres athlètes Beast et Ultra Beast faisaient de même), les chemins étroits de randos que nous empruntions étaient à la fois encombrés et en piteux état. Rapidement, j’ai compris que ma solution se trouvait dans le fait de couper les chemins et descendre en plein dans la bruyère qui se trouvait au bord #JusquIciToutVaBien. Ma stratégie s’est révélée payante car j’ai refait mon retard sur certains athlètes Beast, notamment Magalie Bais, une super coureuse, qui a fini deuxième féminine. 

  • Le matériel: Alléluia!!! Des chaussures qui accrochent. Je bénis Inov8 et ses MudClaw 300 (aucun partnership/sponsoring ici). J’avais opté pour un sac d’hydratation que j’avais rempli de boisson isotonique à 1L (juste compromis pour ne pas trop me charger mais avoir de quoi couvrir la course #MalinLeLynx), et bourré par ci par là de fruits secs (mangue et banane). Super assimilation, très bon à consommer, pas d’écoeurement ni de pause-popo forcée en pleine montagne.

Les DownLights (comprenez les moments où je me suis maudit)

  • 120 Burpees: Soit 4 obstacles ratés. Laissez moi un peu vous expliquer tout ça que vous compreniez bien à quel point j’ai pu pratiquer l’auto-insulte. Lors des entrainements réalisés sur les sessions BG Outdoor (queeeeewwoi? vous ne connaissez pas encore BG Outdoor? – Plus d’infos à la fin de l’article), un long moment est consacré à chaque séance aux pratiques des obstacles rencontrés lors d’une course à obstacles (montée à la corde, pont de singe…). Parmi elles, la pratique des exercices d’équilibre à la slackline (bande de tissu large de quelques centimètres tendue entre 2 arbres), obstacle présent dans quasiment toutes les Spartan Race. Sans me vanter, je suis parmi les meilleurs de la team BG Outdoor à cet exo. Statut qui me donne le luxe de donner des punitions à mes partenaires d’entrainement. Punition basée sur la distance parcourue sur slackline. Question?: Comment réagiriez vous si vous échouiez aux deux obstacles d’équilibre de la course alors que vous dominez tout à l’entrainement? Comme moi, avec un calme tout relatif: « Maiiiis quel cooooooonnard! » Voilà précisément mes mots au démarrage des 2×30 Burpees. Comble du sort, Jean Charles, instructeur de BG Outdoor, également un des meilleurs sur slackline a lui aussi échoué. Raphael et Fred deux autres membres de la team BG Outdoor, qui éprouvent plus de difficultés lors des entrainements ont réussi l’épreuve #WTF. Les deux autres obstacles ratés sont les deux derniers obstacles de la course: le lancer de javelot et le multi rig (Youtube: Multi Rig Spartan). Je m’en veux moins sur ceux là, car je perdais en lucidité après 4h de course. Louper le javelot dans ces conditions là était plus compréhensible. Moins de 5 minutes après je m’élançais sur le Multi Rig, qui était détrempé et qui n’offrait que des prises glissantes. Après la course, je me suis positionné juste à côté en attendant l’arrivée de mes camarades BG Outdoor. En moyenne, je comptais 1 passage réussi pour 20 échoués. Et de nombreux échecs étaient réalisés par des athlètes de bon niveau.

On fait le bilan

    Somme toute positif. 61ème Elite, puis 53ème Elite, puis 46ème Elite, sont mes classements chronologiques sur chaque course que j’ai faite. Remarquez qu’une dizaine est grignotée à chaque course. Mais, malgré ma bonne progression, je ne dois pas me faire d’illusion pour faire un Top 20 Elite en 2017. Le niveau est haut et les athlètes devant moi cumulent beaucoup plus d’expérience et affichent une bien meilleure condition physique que moi. Différence qu’il me sera difficile de combler cette saison. 

What’s Next?

    La Super de Paul Ricard en Octobre prochain. Premièrement parce que j’aime l’anis, deuxièmement parce que c’est la distance reine, permettant de cumuler les points pour les Spartan Series et élire le/la meilleur spartiate de l’année. C’est aussi là que j’ai réalisé mon plus mauvais classement. J’ai un temps hésité avec la Sprint qui affiche un peu moins de concurrence, et qui pourrait m’assurer une place plus proche du Top 20. Mais mon profil de coureur s’adapte mieux à la Super. Juste milieu entre une course rapide et une course d’endurance. Et puis j’aime le défi plus que l’anis.

Conclusion & Clap de Fin

    Ce sera la dernière Spartan de la saison et très certainement la dernière Spartan pour moi. Du moins, avant un bon moment. Pourquoi je ne continue pas la saison prochaine pour tenter de décrocher un Top 20? Parce ce que derrière cet objectif du Top 20 se cachait un prétexte qui me poussait à travailler sérieusement et de manière continue sur une saison entière. Au travers de cet objectif lancé, je cherchais à comprendre les rouages d’une discipline. Comment, sans entrainement en endurance durant ces 3 dernières années et en dépensant le minimum de temps possible (durée moyenne d’entrainement inférieure à 6h/semaine), je pouvais obtenir le meilleur résultat. Je n’aurais peut être pas atteint mon objectif de Top 20, mais je sais que je peux préparer n’importe qui, sans qualité spécifique en endurance, à n’importe quelle distance Spartan. Et lui permettre, en moins de 6 mois d’aller chercher des classements au milieu d’athlètes accomplis. C’est ce que je cherchais dans mon expérimentation sur la prise de masse musculaire l’an dernier. Alors, bien sûr, si je parviens à décrocher un Top20 dans cette dernière course, ce sera une grosse cerise sur le gâteau. Mais si ce n’est pas le cas, je refermerais le dossier Spartan Race 2017 content, et commencerait à choisir celui de 2018.

Vous avez envie de vous préparer pour une course à obstacles (Mud Day, Spartan Race…)?

    Commencez par venir tester une session BG Outdoor. Vous disposez d’une première séance gratuite. Vos entrainements seront supervisés par Jean Charles, préparateur physique, diplômé de l’université des Sports de Toulouse, avec une Trifecta à son actif. Vous pourrez ensuite bénéficier d’un accès en illimité aux séances (il y en 5 par semaine) pour des abonnements entre 58 et 70€ par mois. Si vous souhaitez plus d’informations, rendez vous simplement sur la page BG Outdoor.  Réservez votre première séance en contactant Jean Charles au 06-47-75-77-75 ou en rejoignant le groupe Whatsapp depuis le lien suivant:

https://chat.whatsapp.com/1Fq18UlJqXjDrNBIyczGUW

Et pour finir, voici un petit résumé vidéo de la Spartan Morzine 2017. Histoire de vous convaincre que le jeu en vaut la chandelle.

Renaud Gaudefroy

Auteur de l’article
Renaud Gaudefroy

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